Oué oué, celles-là mêmes que 20six a refusé de conserver gentiment.
EDIT : grâce à Antoine, qui roxxe à fond.
Ca y est, à peine en vacances, je me remets de nouveau à courir partout.
Oui, en vacances. J'ai foiré ce concours, j'ai même failli écrire "lamentablement". En fait, ça ne me fait pas grand chose.
J'étais persuadée de me retrouver en larmes, ou d'autres réjouissances de ce genre, mais finalement, non. Ca ne me fait rien. Ce qui me rend le plus aigrie, c'est de voir qui l'a eu dans ma
section. Parmi eux, deux parfaites saletés, et la seule idée de les savoir admissibles alors que je ne le suis pas le remplit d'une jalousie bien vénéneuse. Ces filles sont détestables, la
justice voudrait qu'elles ratent tout. Mais ce n'est pas pour rien qu'elles sont détestables. Et puis c'est l'occasion de constater qu'on ne pourrait pas qualifier de sans faille le soutien que
m'apporte mon père. Surtout que la subtilité n'est pas ce qui le caractérise le mieux. Autrement dit, il a chaussé les sabots pour me dire que j'aurais peut-être dû bosser plus. Merci papa, comme
si ça ne me suffisait pas de savoir que je vais encore passer par des doutes et des remises en questions.
Mais bon, que voulez-vous. Et puis, comme le dit ce sympathique proverbe que je viens de me forger, "pas d'oraux, pas de
révisions". Mes vacances d'été viennent donc de commencer.
Ma première destination de vacances est apparemment un dédale aussi bien matériel que symbolique. Ainsi ai-je eu tout le loisir
de me perdre dans les petites rues d'Epinay-sur-Seine, Ermont, Enghien, ce coin de merde, parce qu'il faut bien appeler un chat un chat, et j'ai finalement perdu une heure en pérégrinations,
pour cause de déviations en tout genre et de manque de panneaux. J'hésitais encore sur la forme qu'allait prendre ma paye, maintenant c'est décidé : je veux un GPS.
Ensuite, avoir du temps libre c'est tout à fait intéressant, mais au bout d'un moment, on finit par réfléchir profondément, ce
qui n'est pas nécessairement profitable. Pour parler plus simplement, je ne sais pas trop quoi faire de ma peau. Qui suis-je, où vais-je, j'ai même recommencer à me tracasser, et je vous jure que
ça fait une sensation vraiment bizarre, que je n'avais plus ressentie depuis longtemps, mais que je n'ai pas mis longtemps à reconnaître. Plusieurs mois, voire plus d'une année que ça n'avait pas
fait sa réapparition. C'est reparti, mais je traîne toujours mon ennui. Même si je m'agite dans tous les sens. J'aide Myriam, je vais à l'hôpital pour mon emploi de cet été, j'essaye d'organiser
une murder, je vais aux journées portes ouvertes, autant de choses qui me font brasser de l'air pour oublier que ma vie est un vaste néant.
La seule chose qui me rend fière de moi ces temps-ci, c'est que des extraits de mon blog seront lus dans l'émission
Journal Infime de la
Première de la Radio Suisse Romande, dans le cadre de la chronique de Brigitte Patient, "L'écrit du blog". D'ailleurs je vous conseille d'aller y jeter une oreille, on s'en laisse
bercer.
Et en parlant de bercer, j'ai une journée portes ouvertes demain matin, et du sommeil à rattraper. Personne n'a dit que la fin
de cette note devait être délicate et raffinée.
Ou comment fondre en larmes pour une recette de clafoutis aux cerises. Comme quoi, tout arrive, décidément.
Ce que je déteste, chez mes parents, c'est leur manque de communication. Ca a sans doute toujours été plus ou moins ainsi. Ces
derniers temps, plutôt plus que moins. Et depuis l'année dernière, le froid total, que dis-je, le pôle nord, la prise des glaces. Plus rien ne transite si ce n'est nous, les restes, les enfants,
ce qu'il faut bien se partager. Je sais que j'exagère, que bien sûr ce n'est pas ça, que c'est beaucoup plus complexe, et qu'on ne peut pas tout résumer en cinq minutes. Surtout dans la famille
de ma mère, chez qui on ne dit pas grand chose, mais où on cogite beaucoup. Ca vaudrait le coup de vous raconter ça, mais après tout, moi, je ne suis témoin de rien, ma mère m'a raconté en très
résumé, et ma tante en un peu moins, et d'après ce que mon oncle lui avait raconté. Vous voyez que déjà, ça commence.
Oui, il faudrait vraiment que je vous raconte, sans quoi tout n'aurait pas autant de sens. Mais à vrai dire, je n'ai pas le
coeur à ça. Tout ce qu'il importe de savoir, c'est que mon père et ma mère se sont rencontrés par le biais d'amis communs, aimés, mariés, et qu'un jour ma mère a cessé d'aimer mon père. Comme ça,
tout simplement. C'était il y a maintenant dix ans, peut-être plus, peut-être moins, je n'ai pas tenu les comptes. Ils n'ont pas divorcé. Ils voulaient préserver les enfants. Ils ont tenu
cahin-caha, jusqu'à l'année dernière, quand la guerre froide a menacé de se transformer en guerre mondiale. Alors ma mère est partie. Je crois que mon père s'est mis à respirer, progressivement.
Ma mère, par contre, a fait en sorte de se plonger dans le travail. Elle ne gagne "pas un kopeck" de plus qu'avant, mais elle travaille d'arrache-pied. Sans doute, ça lui plaît, je ne dis pas.
Mais je crois que ça l'arrange aussi beaucoup.
Mais par dessus tout ça, il y a ce silence. On ne s'en aperçoit pas, et puis soudain on le regarde, et on se demande où on est,
qui nous entoure, où est la maison. L'impression que tout s'est scindé en deux brutalement, comme deux parties d'un plat dont il manquerait juste un petit bout pour les recoller, qui seraient
désormais étrangères l'une à l'autre.
Je comprends que ça leur fait mal à tous les deux, ce n'est pas parce que je ne l'ai pas vécu que je ne m'en rends pas compte,
je le sais, je l'ai vécu à ma manière moi aussi. Et parfois j'aimerais qu'ils prennent leurs responsabilités et qu'ils se débrouillent sans "ce qui reste en commun", les enfants. Ainsi, j'ai pu
essuyer la colère de ma mère parce que je n'ose pas, moi non plus. Je n'ai pas su dire à mon père "demande-lui toi-même". Et je dérangeais ma mère, qui travaillait, comme tous les soirs, elle
travaille ou elle dort. On sait qu'on dérange avant même de décrocher le téléphone. Je suis entre le marteau et l'enclume, et je commence à trop le ressentir. Il suffit de pas grand chose,
deux-trois remarques, quelques gestes, un petit machin, mais tout ça s'accumule et je vais finir par craquer. Je ne suis pas aussi forte que je le voudrais, et je crois que je n'ai pas à l'être,
je ne suis pas responsable de tout ça.
Je ne sais plus si je vous ai déjà parlé de Mélodie. Notez bien, ce ne serait pas très important puisque ce n'est pas trop
d'elle que je veux parler. Surtout depuis que j'ai appris qu'elle avait voté Sarko. Mais bon.
Hier soir, c'était son anniversaire. Elle avait réservé une salle dans un bar en plein coeur du premier arrondissement - j'ose
à peine imaginer le prix, déjà qu'à nos dix-huit and avec Myriam, on avait raqué, et c'était en banlieue... - et on cohabitait tous là-dedans, par petits groupes, puisque tout le monde ne
connaissait pas tout le monde. D'ailleurs, j'étais pas chaude au début, en fait j'y suis surtout allé pour voir Clara et Sophie. Et comme prévu, j'ai beaucoup discuté avec Clara, on n'a même pas
essayé de se sociabiliser, étant donné qu'on n'était pas trop du même monde que le reste des copines de Mélodie. Comme par exemple une de ses copines de prépa de cette année. Qui est arrivée en
jean slim, avec un petit chemisier blanc et de grandes bottes. Vous me direz, on ne juge pas à l'apparence, c'est très mal. Oui certes. Vous irez lui dire ça, à elle, et vous lui direz aussi de
virer son regard hautain, là, c'est déplacé.
J'ai aussi renconté un Julien bis, ça m'a fait me souvenir du bon vieux temps, et aussi me dire que décidément, j'ai été
parfaitement aveugle. C'est vraiment le genre de mec à se faire mousser sans arrêt, à faire beaucoup d'humour, des grands gestes, en un mot, à tout faire pour se rendre indispensable. J'ai un peu
honte d'avoir eu ma période connasse, quand même, mais je mettrais ça sur le compte de l'inexpérience, et peut-être aussi un peu sur le compte du mazochisme.
Bon. Toujours est-il qu'à minuit, mon carosse se transformant en citrouille, j'ai dû rentrer, sinon j'avais plus de train. Je
monte dans le RER, je m'installe tranquille pour bouquiner, quand j'avise à ma gauche un groupe de pouffes. "Eh merde", je me dis, mais trop tard, j'étais déjà assise, en train de bouquiner, et
après tout, ça n'avait pas l'air si inintéressant que ça, ce qu'elles racontaient. J'ai ainsi appris avec intérêt que "les gros, ils sont gros aussi dans leur tête". Une des trois pintades a osé
tenter que "mais peut-être pas, hin". Seulement voilà, "mais Coco, t'as jamais été grosse !". Donc quand on n'a jamais été gros, on peut attaquer les gros mais pas les défendre. C'est d'une
logique, vous admettrez.
Régulièrement, elle hurlaient "black métaaaal !", sans doute plus pour se convaincre elles-mêmes que le peu de monde que
contenait le wagon. Je peux dire avec une extrême certitude qu'elles n'était que des filles à papa, c'était marqué sur leur gueule, et le Schnibble sait si je suis physionomiste (Dieu reconnaîtra
les siens). J'ai toujours pensé qu'il faut être ce qu'on est. Ca vous fait une belle tautologie, sans doute, mais si vous observez les gens, vous ne saurez qu'être d'accord avec moi. Les
gens peuvent s'habiller n'importe comment, ce qu'ils sont est marqué sur leur gueule. Malgré tout, elles persistaient à être délicieusement cool, elles avaient prévu de rentrer à Mais-Laf
(Maisons-Laffitte, bande d'ignares, je vous en ai déjà parlé, c'est la ville des bobos) pour se fumer "un gros pillon", et après elles iraient accompagner "Coco" à une fête sur le plateau de
Sartrouville. Wahou.
Sur ces entrefaites arrive un groupe de racailles, le genre que j'ai bien connu au collège. Pas méchants, mais très lourds,
quand ils s'y mettent. Ceux-là mêmes qui se charrient tout le temps, même entre eux.
Et là, je crois que Dieu m'a fait un petit coucou. Je commençais à en avoir ma claque des filles à papa, j'aurais aimé qu'elles
ferment leur gueules, et qu'elles réfléchissent un peu à l'univers, à la vie, à l'amour, bref à autre chose qu'à leur cul, et Dieu m'a exaucé. Ou presque. Des fois, Dieu se manifeste
soudainement, comme ça, il m'ouvre les yeux et il me dit "pauvre brebis, tu n'es pas seule, et je ne suis pas si injuste que tu le peux penser - oui, Dieu parle un peu par archaïsmes -
regarde".
Et les racailles ont décidé d'emmerder les black métalleuses de Mais-Laff. Les pauvres, elles n'en ont très certainement
jamais connu dans leur lycée privé, et je dois dire que le choc a été brutal. Elles essayaient d'être cool, mais le cool n'a pas de prise sur les malfrats qu'elles avaient en face
d'elles. Elles ont essuyé de vilains mots pendant plus de cinq minutes, et malgré l'incohérence de timing, elles ont dû passer un sale quart d'heure. Elles basculaient de "ouais, j'ai Mario Kart
dans mon sac, je suis über-ton-amie" à "mais arrête, d'où tu t'assieds à côté de moi ?". Quelle violence, mes aïeux. Quoiqu'il en soit, Dieu leur a offert un beau moment de
solitude.
Tandis que le mec du groupe de racailles qui s'est assis à côté de moi m'a dit "pardon" en tirant le strapontin, et que je lui
ai fait un joli sourire.
Oui, décidément, je sais pas vous, mais moi, ça va.
Ces temps-ci, je suis un peu fatiguée. La faute à plein de choses.
Déjà, la faute à ce crétin de dentiste. J'ai la mâchoire qui craque depuis des années (oui oui, et d'ailleurs maintenant ça
doit faire plus de cinq and parce que si je me souviens bien, ça a commencé au collège), et puis je voulais faire soigner ça. C'est pas top-glamour, déjà, spécialement quand vous embrassez
quelqu'un, ça fait une sorte de bruit d'os quand vous ouvrez la bouche, je vous le conseille pour un premier baiser, au moins ça donne direct une idée à l'autre de ce dans quoi il s'engage, mais
enfin.
Oui, donc il y avait ça, sans compter que maintenant, tous les deux mois je me paye une sorte de crise, un épisode douloureux
comme qui dirait, pendant lequel ouvrir la bouche devient un véritable chemin de croix (autrement dit, je peux faire une croix dessus, haha). Hem. Et donc, le dentiste - top génial selon une
copine de ma tante, je sais pas combien il l'a payée - m'a prescrit une sorte de dentier à mettre la nuit, une gouttière qu'on appelle ça. En fait, ça recouvre les dents du haut, ce qui fait que
je ne peux pas fermer la mâchoire, c'est pour qu'elle "démémorise" sa position et qu'elle revienne dans le droit chemin, qu'il m'a dit. En réalité, c'est complètement con, parce que le matin
(jamais ça ne me fait ça dans la nuit, en tout cas), je me crispe (non, je ne sais pas pourquoi), et donc je serre la mâchoire, et ça me fait mal aux dents. En plus, c'est une fois après avoir
pris mes empreintes, et avoir fait fabriquer le machin, la fois où il me l'a donné, quoi, qu'il a remarqué que "tiens, vous avez une dent qui part en avant". Et c'est dentiste. Ben
voyons.
En plus de tout ça, comme si ça ne suffisait pas, il a fallu que la maison soit faite de papier à cigarette. Je ne sais pas
quand est-ce qu'elle a été conçue, cette conne, parce qu'en plus d'entendre les voisins (oui, je vous l'ai déjà dit, je sais), on est aussi à 20 mètres de la voie ferrée, et je peux vous dire que
je hais profondément le tégévé ainsi que tous les gens qui sont dedans, d'ailleurs, mais aussi les trains de banlieue, le RER, les voitures, les piétons, les chiens, les tourterelles du voisin
(putain de machins), bref, tout ce qui est susceptible de faire du bruit. En fait, elle date très certainement d'une époque où le train n'existait pas, et où d'ailleurs personne ne parlait,
c'est-à-dire du paléolithique.
Sinon, je suis aussi un peu fatiguée moralement, du genre même un peu plus, en fait. Surtout que là, je viens de me mettre à
moi-même une petite claque en constatant que l'anglais, vas-y que je regarde des films en VO, même pas mal, toussa, eh ben c'est traître. Je viens de faire des tests de grammaire sur le net.
Hééé ouais. Ben c'est dur. Un truc tout bête, par exemple, les comparatifs. Quand vous découvrez que vous hésitez pour traduire "Pierre est plus grand que Jean", ou encore "Pierre est plus beau
que Jean", ça vous remet à votre place. Je me souvenais plus de l'histoire des syllabes, moi, est-ce que c'est de ma faute, franchement ? Donc je suis en train de tout revoir du début, c'est très
valorisant.
Mais sinon, ça va hin, vu que j'ai pas cours en ce moment, hahaha. Je suis en révisions. Hééé ouais.
Si je pouvais, je vous mitonnerais une belle note, pour vous dire que je ne parviens pas à écrire, entrant ainsi dans la lignée
des poètes alléguant une inspiration défaillante afin de composer une de leurs oeuvres les plus réussies.
Mais je ne suis pas poète, mes sources d'inspiration ne sont pas nobles, et je n'ai jamais été douée pour disserter sur Ronsard
- ni sur quoi que ce soit, d'ailleurs.
Pour être honnête, je ne sais pas vraiment comment je me sens ces temps-ci. Tout est toujours trop compliqué. Proust, Rousseau,
comme je vous haïs, comme je vous comprends. Le problème, avec les gens, c'est qu'ils ne sont pas transparents. On ne voit jamais qu'un côté des choses. C'est toujours plus compliqué qu'on se
l'imagine. Même "maman", que je croyais invincible, "maman" qui devait me protéger de tout, "maman" dont je ne doutais jamais, trébuche comme tout le monde, elle tombe, parfois, et je
ne comprends pas pourquoi. Parce que la cause de tout cela est trop lointaine, trop confuse, et trop personnelle. Mais tout le monde est opaque, et toutes les choses que j'essaye de saisir
refusent de se livrer. Les gens ne sont pas logiques ni rationnels, pas même moi.
Une relation étrange s'établit entre mon père et moi, faite de tout un tas de ressentiments dont nous n'avons même plus
souvenir, mais dont la trace, ce qui marque les choses plus profondément encore que les événements blessants en eux-mêmes, reste imprimée, c'est la trace horrible et indélébile de l'habitude.
Vous me direz qu'elle efface. Sans doute. A sa manière. Nous avons trop de reproches à nous faire, que nous ne nous adresserons jamais. Ils sont oubliés, mais inscrits.
Tout comme les autres relations. Oubliées mais inscrites. J'ai oublié leurs bras, j'ai oublié leurs lèvres, leurs mots et leurs
idioties, j'ai pardonné, j'ai désiré, pleuré, j'ai effacé, mais malgré tout, je me souviens, et je regrette. Nous bâtissons sur du sable, sans cesse.
Je suis fatiguée. Je suis au seuil d'une porte à franchir, comme tout le monde, tout le temps. J'ai cette impression que j'ai
souvent, de marcher en sens inverse d'une foule compacte, qui m'empêche d'avancer, me fait mal, et me sépare de ceux qui marchent avec moi. Je continue de marcher, parce que je n'ai pas
le choix, en espérant que ceux que j'aime resteront debout.
Mais c'est moi qui pose les obstacles, c'est moi qui me sépare des autres, ou qui fait en sorte d'aimer ceux qui ne resteront
pas.
Et je suis fatiguée, mais je ne veux pas dormir.
Depuis le temps que je les attendais, ça y est. C'est les vacances.
Et ça veut dire beaucoup plus de choses que prévu, finalement.
Ca veut dire que les concours sont dans peu de temps, alors que je m'évertue depuis le début de l'année à me persuader que
"c'est encore dans loooongtemps, il reste plein de mois". Et comme l'a dit notre prof d'histoire, nous avons le devoir de réussir, parce que nous coûtons très cher à la société. Ce qui est vrai.
Mais à mon avis, on est un peu trop à avoir le devoir de réussir pour trop peu de places.
Ca veut dire aussi que les cours vont se terminer très bientôt, le conseil de classe va arriver, et avec lui les équivalences,
qui nous emmèneront loin des préoccupations de cette année, droit vers les vacances qui nous séparent de la suite. Ce qui signifie que je ne reverrai sans doute plus les personnes de ma classe de
cette année. J'ai râlé, râlé, mais au fond je les aimais bien. Pas toutes, mais certaines, quand même. Pas assez, néanmoins, pour que se mette en place une tradition comme celle de cette année,
le mercredi midi passé à Châtelet en compagnie des copines de l'année dernière.
Et en attendant le cataclysme, je profite de ce que je peux vivre en ce moment. J'ai commencé par dormir - j'ai beaucoup de
sommeil à rattrapper - et pour ce, j'ai découvert cette invention merveilleuses que sont les boules quiès. Parce que je vous ai déjà parlé de mon voisin, sourd comme un pot, qui a cette idée
merveilleuse de brancher la tradio avec la lumière de sa salle de bains. Je me suis ainsi retrouvée dans la nuit de vendredi à samedi, à quatre heures du matin, à taper contre le mur comme une
furie - c'est une saleté ce mur d'ailleurs, il laisse tout passer, mais il résonne très mal, j'ai dû taper comme une brute pour obtenir un son audible. En revanche, suite à l'achat de mes petites
merveilles, j'ai dormi plus de douze heures d'affilée.
J'ai aussi été au cinéma, j'ai vu du monde, et hier, Philippe a réussi à me faire remonter sur des rollers. Au grand étonnement
de Guilain, qui se souvenait visiblement de la dernière fois qu'il m'avait vue dessus, c'est-à-dire d'une chute mémorable à cause de lui (oui Guilain, c'était entièrement ta faute, j'aurais
dû me déchausser en haut de la descente, "je te tiens", mon cul, mais rassure-toi, Philippe n'a pas réussi à me faire gravir la moindre pente). Ne riez pas, tout
le monde a débuté un jour. Et figurez-vous que je songe à l'éventualité de m'en acheter une paire. Comme quoi, tout arrive.
Figurez-vous qu'arrivée-là, je suis bien emmerdée, je n'avais pas du tout prévu d'écrire ça. Il n'y aura donc pas de chute. Pas
comme en roller, hohoho.
C'est malheureux d'écrire spontanément, tout de même.